Arica

Me revoici !

Enfin, tout est relatif. Depuis quelques jours je me trouve à Arica, la dernière ville située tout au Nord du Chili, à deux pas du Pérou…et trois de la Bolivie.

Arica, c’est mon second chez moi. D’ici un mois, j’aurais cumulé un an de présence en 11 voyages. Je vais donc vous parler de la « ville de l’éternel printemps » comme le dit son slogan.

 

La première chose que je fais en arrivant ici est de…changer de nom ! Oui bon, pas beaucoup, mais quand même. Les gens ici ne m’appellent pas Gilles, mais « Don Gilles » ! Certes, certains le font de façon ironique, imitant ceux qui le disent sérieusement. Moi, j’espère seulement que c’est plus le « Don » de Don Diégo de la Véga (Zorro) que celui de Don Camillo !

Une fois mon nom changé, j’essaye de me rendre compte que je suis bien dans l’hémisphère Sud. Le jour, il me suffit de me garer sous un arbre en calculant où sera l’ombre quand je reviendrais à la voiture. Je suis sûr d’être dans l’hémisphère Sud quand l’ombre est partie à l’opposé de ce que je pensais.

Par contre, c’est plus simple la nuit. Si vous levez les yeux vers les étoiles en ce moment en France, vous verrez, quasi au zénith, l’étoile Véga. Vous vous tournez alors vers le Sud, à quelque degré de l’horizon apparait une étoile rougeâtre de la constellation du Scorpion : Antarès. Et bien pour moi, Antarès est au zénith et Véga est près de l’horizon Nord. Facile, non? Reste aussi la Lune. Si vous voulez savoir comment je la vois, tournez-vous vers le Nord, et regardez-la en vous penchant en arrière vers le Sud. Elle est « à l’envers » par rapport à l’hémisphère Nord.

A présent vous êtes à Arica.

Arica c’est comme une île qui n’aurait la mer que d’un seul côté.

De l’autre, c’est le désert. Panorama: Si vous zoomez, vous apprecevrez l’océan.

P1030568

 

 

 

 

Samedi dernier, chose extrêmement rare, il a plu et j’ai dû utiliser les essuies glaces. Mais tout est relatif. Avec 4 mm cumulés sur l’année, Arica est une des villes les plus sèches du monde, l’endroit le plus aride se trouvant à quelques centaines de kilomètres plus au sud : le désert de l’Atacama. Ça n’est pas pour rien que les grands télescopes y sont installés. La Nasa y teste même certains des appareils destinés ensuite à aller sur la planète Mars. Sur Terre, la vie s’est adaptée à tous les environnements et l’on considère qu’on en trouve partout où l’on cherche. Sur Mars, on cherche, mais c’est ici que l’on teste les « détecteurs de martiens ».

L’endroit est tellement sec qu’il a permis de conserver les plus vieilles momies du monde. Quand on arrive à l’aéroport Chacalluta, on y découvre une grande photo de momie qui semble dire ce qui est écrit au dessous: « je vous attendais depuis plus de 10.000 ans ». Si vous venez un jour, ne manquez pas la visite du musée qui leur est consacré.

Les lieux ont conservé une forte empreinte pré Inca. Je suis à l’hôtel Tiwanaku, nom d’une peuplade de cette époque, cet hôtel donnant sur la plage Chinchorro, non d’une autre peuplade. Dans la vallée d’Azapa, les collines en ont conservé les Pétroglyphes.

Faites à base de pierres plus sombres que le sable environant, elles représentent la plupart du temps des animaux

Panorama Arica

 

 

 

 

La plage Chinchorro est actuellement une des principales d’Arica. Je suis à deux pas d’un spot de surf utilisé aussi pour le kyte les dimanches suffisamment ventés. Sur le sable, été comme hiver, les gens ne s’y bousculent pas vraiment et il n’est pas rare de voir des cavaliers dans la journée.

Autour d’Arica, les otaries sont nombreuses et j’aperçois souvent un ban de dauphins depuis mon appartement. A moins d’un kilomètre, une anse est occupée par la tortue verte des Galápagos qui ressemble beaucoup à celle que l’on trouve aux îles Hawaii. Les oiseaux sont aussi innombrables et j’adore regarder les pélicans surfer au-devant des vagues ; ils donnent une impression de vol majestueux.

J’ai l’intention d’écrire plusieurs articles mais tout d’abord, je vais vous parler de ce que l’on mange. J’en connais pour qui ça a l’air important 😉

Globalement, le Chili est sous forte influance américaine. Il y a justement en ville une usine Coca Cola mais elle embouteille aussi de l’eau et d’autres boissons sous cette marque. Si l’on veut bien manger, il faut manger Péruvien. Bon, eux aussi ont inventé l’Inka Cola qui est au Coca Cola ce que peux être un mousseux quelconque au Champagne.

Cependant, les plats typiques ne manquent pas. A base de maïs, on trouve le Pastel de Choclo souvent présenté façon cassoulet mais dans le sucré salé. Plus original encore, les « Humitas » sont une bouillie de chair enrobée dans des spathes de maïs.

Vous ne serez pas Chilien avant d’avoir mangé une « empanada » qui est un chausson farci de viande.ceviche-1 empanada

 

 

 

 

Mon plat préféré reste quand même le Céviche. Souvent servi en entrée,  il est fait à base de poisson cuit au dernier moment avec du citron. Bien sûr on y rajoute de l’oignon et des herbes.

Suite donc au prochain numéro.

Que le vaya bien.

Ce contenu a été publié dans HRP 2013. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *