En effeuillant la marguerite

Je t’aime, un peu, beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout.

Au tout début, ce n’était que simple nécessité purement matérielle. Au fil des jours, ce geste anodin est devenu geste d’amour.

Et, je t’aime, un peu, beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout.

Les pages du guide Véron de la HRP s’envolent au vent du temps passé à tracer et cheminer. Une à une, jour après jour.

En pays Basque, restées dans les brumes du sud, ou retournées en forêt d’Iraty. En famille. Effeuillées sur la neige ou chiffonnées de rage de ne pouvoir m’en servir. Mais toujours à leur place, jamais dans la Nature. Mais vous ne saurez où.

Papiers s’il vous plaît.

Au fil des jours, j’ai laissé mes traces mais emporté mes souvenirs. Ceux que je garde pour vous.

Et je t’aime, un peu, beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout.

S’égrène ainsi tout doucement le fil de la traversée. Le voyage du petit Poucet est parsemé de feuilles envolées afin de ne pas retrouver un jour le même chemin.

Chacun sa route, chacun son destin.

Toi mon beau livre, mes belles pages qui attendaient patiemment leur tour et voulaient me donner le meilleur d’elles mêmes. Je vous ai lues mais pas toujours comprises. Vous n’étiez que mots à mes yeux, simple espoir de ce que demain serait. Mais demain était ce que j’en faisais.

Et je t’aime, un peu, beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout.

Je vous vois à présent, pages de mon futur, fébriles attendant votre tour.

-Moi, oui Moi, M’sieur, je sais, je sais.

On ne saura jamais à l’avance de quoi demain sera fait.

Nous Véron.

 

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