Et un, et deux, et trois zé-ro

Ne me racontez pas d’histoire. Vous savez très bien où vous étiez le 12 juillet 1998. Tout le monde le sait très bien. Moi, je me trouvais à moins de 5 kms d’où nous bivouaquons ce soir. Tout comme aujourd’hui, sous une tente mais avec un petit transistor collé à mon oreille. Une première finale de coupe du monde de foot, même si tu es en montagne, tu te débrouilles pour la voir ou l’écouter au pire. Oui mais voilà, sous une tente au beau milieu du « Parque National de Ordesa y Monte Perdido », tu captes ce que tu captes!

Je finis par trouver une radio espagnole qui retransmet l’événement. Mais souci, je ne comprends pas grand chose aux commentaires tellement ils sont enflammés. Quand Zizou marque le premier but, goooooool, je ne suis sûr de rien. Pas mieux au second, goooooool, et incertain au troisième. J’annonce donc aux amis des 3 tentes voisines « je crois qu’on a gagné 3-0 ». Nous n’en serons certains qu’une fois retournés en France car, le lendemain, tous les espagnols croisés dans la descente prendrons un certain plaisir à laisser planer le doute.

Au moment où j’écris, il pleut mais Alain er moi sommes à l’abri chacun dans notre tente. Il n’est que 18h30 et je dois lutter pour ne pas m’endormir. La journée a été rude et la menace d’un orage prévisible a limité nos pauses à leur plus simple expression.

Je ne voulais pas faire la traversée sans passer à Ordesa. Inutile de me chercher des excuses, je ne voulais pas, voilà tout.

Pendant côté sud du cirque de Gavarnie, si vous découvrez les lieux pour la première fois,  vous irez d’émerveillements en étonnements. Nous sommes montés par la Senda de los Cazadores, avons enchaîné par la faja de Pelay avant de nous diriger vers le refuge de Goritz. Par beau temps, je connais si bien le coin que je pourrais presque me passer de carte! Nous avons pu ainsi trouver un raccourci vers le colado superior de Goritz et descendre à Fon Blanca rapidement.

La pluie redouble à présent,  mais elle a eu la délicatesse d’attendre que nous nous soyons lavés et ayons pris notre repas. Mais nous sommes dans un véritable paradis de verdure et de cascades. Le ruisseau coule paisiblement près des rares pelouses plates que nous avons eu la chance de trouver. Et puis, il y a ni un, ni deux, ni trois; mais zéro moustique.  Le paradis,  je vous dis.

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2 réponses à Et un, et deux, et trois zé-ro

  1. Nath et Marius dit :

    Courage à tous les Deux: le beau temps arrive et en plus pour plusieurs jours!!! Bonne continuation… Nous regrettons de n’avoir pas eu la possibilité de vous rejoindre pour un petit bout de chemin ensemble. Nous avons un peu sorti « la tête hors de l’eau » de la Garonne et, pour changer, nous partons goûter l’eau salée de la Méditerranée. Garde ta forme, ton humour, ta poésie, cher Gillou; nous sommes bien avec toi… Bi-biz de Nous Deux.

  2. mpaule dit :

    il est peut etre enfin là l’anticyclone des açores
    c’est vrai que c’est beau par là
    bonne continuation
    je reprendrai le suivi de ton périple dans quelques jours
    direction l’italie rome et naples
    bises
    mp

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